{"id":6101,"date":"2017-03-20T17:05:04","date_gmt":"2017-03-20T16:05:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/?p=6101"},"modified":"2022-01-21T12:35:50","modified_gmt":"2022-01-21T11:35:50","slug":"les-emotions-au-coeur-de-notre-histoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/evenements\/les-emotions-au-coeur-de-notre-histoire.html","title":{"rendered":"Les \u00e9motions au coeur de notre histoire"},"content":{"rendered":"<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><a href=\"https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/conferences\/les-emotions-au-coeur-de-notre-histoire.html\/attachment\/inside-out-trailer-2\" rel=\"attachment wp-att-6102\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-6102\" src=\"https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/wp-content\/uploads\/inside-out-trailer-2-300x154.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"206\" srcset=\"https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/wp-content\/uploads\/inside-out-trailer-2-300x154.jpg 300w, https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/wp-content\/uploads\/inside-out-trailer-2-768x395.jpg 768w, https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/wp-content\/uploads\/inside-out-trailer-2.jpg 860w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em><strong>Par Laure Maurin.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>En introduction \u00e0 sa conf\u00e9rence du 26 avril au Forum 104, Laure Maurin nous parle de son travail \u00e0 mi-chemin entre narration et \u00e9motions.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Elles nous emportent, elles nous figent, nous envahissent.\u00a0Parfois elles nous dirigent. Comment mieux les comprendre, les conna\u00eetre, les rendre famili\u00e8res et bienveillantes.<br \/>\nComment retrouver l\u2019histoire pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e qu\u2019elles viennent nous raconter ?<br \/>\nNous avons tous eu nos premi\u00e8res \u00e9motions \u00e0 un stade de notre vie ou nous n\u2019avions pas le langage pour les &#8220;histoiriser&#8221;, nous les vivions de plein fouet, travers\u00e9-e-s dans tout notre corps, sans comprendre c\u2019est \u00e0 dire sans \u00ab mentaliser \u00bb ce qui nous arrivait.<!--more--><\/p>\n<p>Nous avons ressenti de la col\u00e8re, de la frustration, la tristesse, la peur de l\u2019abandon, la peur du vide, du noir, la joie, l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, l\u2019excitation , le plaisir.\u00a0Sans les mots, notre corps exprimait d\u00e9j\u00e0 ces \u00e9motions. Puis les mots sont venus, enferm\u00e9s dans des discours , des repr\u00e9sentations, on nous a appris comment \u00ab g\u00e9rer nos \u00e9motions \u00bb, \u00ab les\u00a0bonnes, les mauvaises \u00bb, celles que la soci\u00e9t\u00e9 nous autorise \u00e0 exprimer comme celles que nous devons r\u00e9primer.\u00a0Nos \u00e9motions g\u00e9r\u00e9es comme une petite entreprise, par le chef qui si\u00e8ge l\u00e0-haut : le Mental. Celui qui d\u00e9cortique, qui analyse, qui d\u00e9cide, qui nous met parfois en contradiction avec nos \u00e9motions.<\/p>\n<p>Nous pouvons pleurer devant un film et rire dans la minute qui suit. Se mettre en col\u00e8re, ressentir de l\u2019amour, de la haine, nous sommes des \u00eatres empathiques aux \u00e9motions multiples. Nous nous rendons compte que nous ne pouvons pas nous prot\u00e9ger et nous enfermer pour ne rien ressentir, nous sommes surcharg\u00e9-e-s aujourd\u2019hui de situations qui d\u00e9clenchent en nous des \u00e9motions. Comment ne pas subir cette surcharge \u00e9motionnelle ?<\/p>\n<p>L\u2019approche du yoga assez t\u00f4t dans ma vie \u00e0 35 ans, en parall\u00e8le avec mon activit\u00e9 d\u2019\u00e9ducatrice sp\u00e9cialis\u00e9e aupr\u00e8s de diff\u00e9rentes populations qui n\u2019avaient pas acc\u00e8s au langage m\u2019aura permis de faire un lien assez rapidement entre la t\u00eate et le corps, la t\u00eate pensante et le corps qui subit. J\u2019ai mis en place diff\u00e9rents ateliers dans les \u00e9tablissements que j\u2019ai fr\u00e9quent\u00e9s, pour ramener le corps dans la prise en charge th\u00e9rapeutique. En dehors du cadre m\u00e9dical et donc du corps en souffrance, j\u2019ai essay\u00e9 d\u2019exp\u00e9rimenter la d\u00e9couverte du corps \u00e0 travers les sens , le souffle , dans le plaisir et le jeu. Tout en interrogeant les ressentis et en favorisant la verbalisation.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, la m\u00e9decine s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la m\u00e9ditation, pour les m\u00eames raisons. Lorsqu&#8217;on pratique la m\u00e9ditation, on s\u2019installe dans une prise de conscience de sa respiration. Dans une meilleure \u00e9coute et connaissance de son \u00eatre tout entier. On se r\u00e9-unifie. L\u2019\u00e9coute du souffle est un support pour le mental, et permet \u00e9galement d\u2019am\u00e9liorer notre respiration d\u00e8s lors que nous en avons conscience.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir enseign\u00e9 et \u00e9duqu\u00e9 pendant plus de 15 ans, j\u2019ai rencontr\u00e9 sur mon chemin les pratiques narratives : une autre voie pour arriver \u00e0 la m\u00eame chose, une meilleure connaissance de soi, une prise de conscience de son \u00eatre dans le pr\u00e9sent.\u00a0J\u2019explore aujourd\u2019hui une nouvelle mani\u00e8re de laisser la place au corps dans la th\u00e9rapie par des questions narratives orient\u00e9s essentiellement sur nos ressentis.\u00a0Nous pouvons retrouver les histoires pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es de nos \u00e9motions. Laisser notre corps nous raconter son histoire. Trouver les mots qui donnent la place au sens.<\/p>\n<p>En adoptant une posture d\u00e9centr\u00e9e face \u00e0 nous m\u00eame, nous pouvons observer et accueillir nos \u00e9motions diff\u00e9remment.\u00a0D\u00e8s lors que nous sommes dans le pr\u00e9sent , notre mental hyper actif ne peut plus nous entra\u00eener dans diff\u00e9rentes histoires pour nous d\u00e9tourner d\u2019\u00e9motions parfois difficiles. Nous pouvons alors, en simple spectateur ou spectatrice, dans une posture bienveillante, accueillir nos ressentis comme \u00e9tant un reflet de notre \u00eatre. Un reflet sans filtre .<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Cela va nous permettre de nous d\u00e9tacher de nos\u00a0premi\u00e8res impressions d\u2019enfants sans paroles, qui ressentaient, subissaient leurs\u00a0\u00e9motions sans pouvoir les exprimer verbalement. Nous avons aujourd\u2019hui en tant qu\u2019adultes la possibilit\u00e9 \u00a0non pas de g\u00e9rer, mais de conna\u00eetre et reconna\u00eetre dans nos \u00e9motions quelles histoires elles nous racontent sur qui nous sommes. Et gr\u00e2ce aux pratiques narratives, de ren\u00e9gocier ces histoires et le sens qu&#8217;elles donnent \u00e0 nos vies.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lafabriquenarrative.eu\/archives\/event\/quand-le-corps-raconte\">Renseignements pour s&#8217;inscrire<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Laure Maurin. En introduction \u00e0 sa conf\u00e9rence du 26 avril au Forum 104, Laure Maurin nous parle de son travail \u00e0 mi-chemin entre narration et \u00e9motions. Elles nous emportent, elles nous figent, nous envahissent.\u00a0Parfois elles nous dirigent. Comment mieux les comprendre, les conna\u00eetre, les rendre famili\u00e8res et bienveillantes. 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